Hockey – La place de la femme dans le monde du hockey – Les familles

C’est au tour des membres de familles des joueurs, qu’ils soient petits ou grands de prendre la parole. Qu’ils soient en phase d’apprentissage, en attente de reprendre la saison ou encore qu’ils aient raccrochés les patins, femmes et hommes ont toutes et tous la même passion du hockey.

Grâce Lewandowski : « La place de la femme dans notre club est partout. »
Grâce Lewandowski est la grande sœur de César Lewandowski, qui joue actuellement à Roanne, en U13. « Quand mon frère m’a dit qu’il voulait pratiquer ce sport, je me suis dit que cela serai une bonne chose car peu de gens connaissent véritablement le hockey, qui n’est malheureusement pas assez mis en valeur dans les journaux ou à la télévision. César a commencé le hockey il y a cinq ans, il a débuté en école de glace puis deux ans après il a accédé à sa première catégorie U9. Il a ensuite escaladé les catégories, qui l’ont menénées en U13. Aujourd’hui, il est d’ailleurs l’un des meilleurs défenseurs de son équipe, et j’en suis très fière. » nous confie la jeune fille. « L’organisation du hockey mineur est correcte selon moi, malgré qu’il n’y ai pas de covoiturage organisé par le club ou les parents : ces derniers sont donc obligés d’emmener leurs enfants assez loin parfois. », continue Grâce. « La place de la femme dans notre club est partout : les femmes, mamans ou bien les sœurs des joueurs s’occupent de toute la partie bénévolat : buvette, mise en place du coin VIP, hôtesses après les matchs… et je pense que c’est un bon point car nous ne sommes peut-être pas sur la glace, mais nous participons bien à la vie active du club, et je trouve ça vraiment important ! », conclue la jeune fille de 18 ans.

Odile Taillez : « Sans le hockey, mes enfants ne pourraient sans doutes « pas vivre ! ».
Odile parcoure deux cents kilomètres aller-retour pour emmener ses enfants à l’entraînement : Anaïs Taillez qui est en U15 et Florian Taillez, qui joue en U17, au sein des Lions de Wasquehal. La responsable de projet de 49 ans nous raconte les débuts de hockey pour ses enfants : « Ils faisaient du hockey avec les copains en vacances car nous étions expatriés. A notre retour et habitant derrière la patinoire, je les ai inscrits. » Odile conclue : « Sans le hockey, mes enfants ne pourraient sans doutes « pas vivre ! ».

Jennifer Collet : « Je trouve que c’est plaisant de suivre mes hommes au hockey et jouer la supportrice. »
Jennifer est la maman de deux jeunes hockeyeurs : Raphaël, qui est en U13 aux Dragons de Rouen et Baptiste, en U9 dans le même club. Raphaël a commencé à l’âge de 10 ans. « Ce n’est pas simple à cet âge de commencer le hockey, car il y a beaucoup de choses à assimiler : techniques, patinage… et la plupart des enfants font du hockey depuis très longtemps, il y a donc un décalage. Il est maintenant en U13 et il continue à faire beaucoup de progrès même s’il sait qu’il y a encore beaucoup de travail à fournir. Baptiste pour sa part a commencé la pratique à l’âge de 4 ans et voulait absolument être gardien mais il fallait attendre… d’abord il fallait en premier lieu, travailler le patinage. Il vient de terminer sa seconde année d’école de hockey et entre en U9 à la rentrée en tant que gardien. Il aimerait aussi être joueur car dès qu’il entre sur la glace, il se comporte différemment selon son poste : en tant que gardien, il est très concentré et lorsqu’il est joueur, il se défoule et ne fait que patiner » . La jeune femme poursuit : « Quand mes fils m’ont annoncé qu’ils voulaient faire du hockey, j’étais ravie ! ». Jennifer nous raconte que depuis toute petite elle rêvait d’aller voir un match de hockey sur glace. Et c’est finalement le jour de ses 35 ans qu’elle en a eu l’occasion. « Mon fils aîné était avec nous et a voulu essayer de suite ! », continue la jeune maman. « On a emmené mon second garçon qui avait 3 ans à l’époque, au match suivant pensant qu’il ne s’y intéresserait pas et ce fut le contraire ! Il voulait être comme le gardien mais il fallait attendre l’âge de 4 ans pour commencer le hockey… l’attente fût très longue pour lui ». La jeune maman de 37 ans nous donne son avis concernant le hockey mineur : « Les horaires d’entraînements sont plutôt compatibles avec nos horaires de travail même si avec trois joueurs de hockey à la maison (ses deux fils et son mari, qui lui joue en loisir, NDLR), on passe notre temps à la patinoire. C’est un peu comme notre seconde maison ! Le plus difficile je dirais est le dimanche matin pour les U9 à huit heures quarante cinq ! Pour les déplacements extérieurs, il faut s’arranger entre parents pour limiter les coûts… ». Jennifer termine en disant : « Je trouve que c’est plaisant de suivre mes « hommes » au hockey et jouer la supportrice. Dans les tribunes, les mamans se lient d’amitié ».

Lucie Berthon : « Les mamans de hockeyeurs ont une place très importante dans ce sport. »
Lucie est la maman du petit Diego Fontaine, qui joue au poste de gardien chez les U11, dans l’équipe des Brûleurs de Loups. Le petit garçon a eu l’envie de faire du hockey après avoir vu son premier match en décembre 2016 : « Mon fils m’a rapidement dit « maman, je veux faire du hockey ». Résultat des courses, il a fini l’année en roller hockey. A l’époque, il avait 9 ans donc il a dû passer une sélection. Il a tout de suite voulu être gardien. Il a donc fait des tests et il a été pris pour l’année 2017/2018. » Quand son fils a commencé le hockey, Lucie était très contente, mais peu rassurée du côté financier : « Le prix de ce sport fait peur… Entre l’équipement et la licence… ». La jeune maman continue : « Pour les déplacements, la plupart du temps, ils se font en véhicules personnels. Sur la fin d’année, ils sont nombreux, mais quand on aime… on ne compte pas ! ». Lucie a été agréablement surprise du nombre de supportrices féminines. Et pour elle, « Les mamans de hockeyeurs ont une place très importante dans ce sport. »

Céline Dusart : « La place de la femme dans le hockey est importante. »
Achil Dusart qui joue à Valenciennes en U11 et Gaspar Dusart qui lui est en U13, également chez les Diables Rouges, sont les fils de Céline Dusart. Le hockey sur glace est une histoire de famille, puisque le grand-père maternel des garçons était lui aussi hockeyeur : « Mon père est un ancien joueur, donc j’ai moi-même toujours baigné dans le hockey. », nous déclare Céline. Ses deux grands garçons ont toujours voulu pratiquer ce sport, même avant d’avoir l’âge de jouer. « Achil a commencé le hockey a à peine 4 ans. Il a été surclassé de U7 à U9 et de U9 à U11. Il rentre en première année U11 en septembre prochain. Gaspar lui, a commencé la pratique de ce sport un peu plus tard par rapport à son frère, à l’âge de 7 ans. Lui entre en U13 seconde année et est également surclassé de U11 à U13». Le changement d’équipe, les deux frères connaissent cela, puisqu’ils vadrouillent d’une équipe à une autre pendant les tournois : Wasquehal, Dunkerque, ou encore Epinal. « Gaspar a eu la chance de partir dix jours au Canada en février dernier avec une association d’Epinal pour y jouer des matchs amicaux. Il part faire le tournois pee-wee en février prochain avec Wasquehal. Son frère Achil est inscrit pour les mêmes parcours, en 2020 et 2021. » Céline était contente, fière et « soulagée » quand ses fils ont émis le souhait de faire du hockey. Les garçons ont deux entraînements par semaine, trois en cas de surclassement. Ces derniers sont d’horaires tardives, « surtout lorsque les enfants sont plus âgés », nous précise Céline. « Pour les déplacements, nous avons des entraîneurs joueurs donc il nous est déjà arrivé de nous déplacer sans entraîneur. Néanmoins, je pense que pas mal de clubs vivent cela, comme nous ». La jeune maman de 38 ans nous dit que le hockey prend beaucoup de temps dans la vie de famille et dans la vie quotidienne, et que cela demande aussi des concessions. « La place de la femme dans le hockey est importante. Elle conduit les enfants, « supporte » les odeurs (rires), stresse pour les matchs, console les petits, encourage et soigne les bobos. Il y a toute une préparation avant les matchs, tournois… : sacs, sandwichs… Les femmes sont souvent bénévoles dans les clubs. Bien sûr que les papas et les hommes le sont aussi ! ».

Gaëlle Blanquet : « Même si je trouve que les mentalités ont évoluées, il y a encore beaucoup de boulot. »
Elle est la maman de Louane Mun, qui joue au sein de l’équipe des Bouquetins de Cauterets, en U13. La jeune fille a toujours vu ses parents jouer, et ce depuis bébé. «  A l’âge de 5 ans, elle faisait des initiations au hockey que le Cauterets Hockey Club organisait pour les touristes pendant les vacances, et où je jouais également. A l’époque, j’aidais pour les entraînements des petits et elle a accroché de suite donc je lui ai proposé d’essayer, et c’est là qu’elle a commencé la pratique car elle voulait « faire comme maman et papa ». Depuis 2012, elle joue avec le club du Cauterets Hockey Club. De son âge, c’est la seule fille de l’équipe. Depuis 2017 et ce avec le club de Tarbes en roller hockey, elle fait du championnat en poussin. » Lorsque Louane a eu décidé de suivre les traces de ses parents, Gaëlle n’était pas surprise : « J’étais très contente et il faut dire que cela ne m’a pas du tout étonnée car avant de commencer la pratique, elle s’amusait déjà avec nos crosses et un palet pendant nos matchs ». La jeune femme nous donne à présent son point de vue sur l’organisation au sein du hockey mineur : « Malheureusement, ma fille fait partie d’une équipe où dans cette catégorie, ils ne sont pas assez nombreux pour faire une équipe. Ils sont plusieurs catégories en une qui va de 9 à 15 ans. Elle s’entraîne sur la glace seulement une heure par semaine, ce qui fait peu pour apprendre convenablement. En plus de cela, ils ne font pas beaucoup de matchs ou tournois dans la saison. Cette année, elle n’a fait qu’un tournoi en Andorre et un à Cauterets car c’était difficile de trouver des équipes qui ne font pas de championnat et avec des âges différents comme eux… Du coup, pour progresser d’avantage elle s’est mise au Roller Hockey avec le club de Tarbes où elle a évolué en championnat en Poussin et a même terminé championne de Finale Zone ! Heureusement, elle a pu faire un regroupement régional avec les filles du grand ouest, organisé par la FFHG (Fédération Française de Hockey sur Glace, NDLR), à Poitiers, en octobre. Cela l’a tout de même fait progresser. Au mois d’août, elle participera même au stage fédéral à Vaujany, organisé pour les filles. » La jeune femme de 37 ans nous fait part de son avis sur la place qu’occupe la femme dans le monde du hockey : « Par rapport à Louane, les femmes ont tout à fait leur place car à leur niveau mineur, une fille peut être aussi bonne voir meilleure qu’un garçon. Il n’y a pas de différence. Depuis quelques temps, les filles font de meilleurs résultats que les hommes au niveau international mais malheureusement, on en parle très peu, même si je trouve que les mentalités ont évoluées, il y a encore beaucoup de boulot. En tant que mamans, les femmes ont une place importante dans la vie du club, car même si c’est un sport macho à la base et que ça va mieux, les femmes apportent beaucoup dans la vie d’un club pour tout ce qui est logistique et relationnel. Sans être féministe, les mamans pensent à préparer les pique-niques pour les déplacements, gèrent souvent les ventes diverses en liens avec l’équipe de leur enfant ou du club, soignent les blessures et consolent leurs enfants où ceux des autres si besoin, ce que les hommes ne font pas spécialement ou différemment. Elles sont toujours là prêtes à rendre service et c’est bête à dire mais s’il n’y avait pas de femmes pour apporter un peu de féminité dans le monde du hockey, ça ne serai pas pareil ».

Sandra Tensic : « Pour moi la femme a sa place un peu dans tous les mondes du moment qu’elle garde sa féminité et ses valeurs. »
Sandra Tensic est la mère de Tom Moinon, qui joue actuellement en U15, au Toulouse Blagnac Hockey Club. « Mon fils a souhaité faire du hockey suite à une journée portes ouvertes à Chamonix, en septembre 2010. », nous déclare Sandra. La pratique du hockey était une crainte pour la jeune maman : « Il mettait à l’époque des patins pour la première fois de sa vie, il n’arrêtait pas de tomber et moi je sursautais en disant « sortez-le de là, il va se faire mal ! ». C’est son père qui lui avait proposé d’essayer cette nouvelle activité. Hélas, je n’étais pas trop motivée car je craignais les blessures et j’ai tenté de lui faire reprendre le football mais sa décision était prise : on ne change pas l’avis d’un nouvel hockeyeur ! Du coup, j’ai craqué et j’ai accepté sa nouvelle discipline sportive. Je le vois encore en train de me tirer par le bras quand je parlais au représentant du club de football et me dire « maman vient, je veux encore aller patiner je ne veux plus faire de football… » Il avait 6 ans à cette époque-ci et savait déjà tout à fait ce qu’il voulait dans la vie ! » Tom, et son parcours : « Mon fils est attaquant, allié gauche. De 2010 à 2016, il a fait ses débuts à Chamonix, avec quelques stages à l’étranger, et notamment deux en Slovénie, mais aussi un en République Tchèque, avec Hockey Camps Adventure. Depuis 2016, il est maintenant à Toulouse, où il a également fait deux fois le précédent stage, et a eu la chance de partir pour une immersion au Canada, sur une durée de dix jours ». Sandra nous donne donc son avis sur l’organisation du hockey mineur à Chamonix et à Toulouse : « A Chamonix, l’organisation était super. Les horaires des entraînements étaient corrects, même si c’était toujours difficile pour moi de m’organiser avec ma fille qui avait à peine 10 mois. Mais on s’est adapté… A partir de la catégorie U13, les enfants avaient un vestiaire permanent ce qui est un petit privilège très appréciable. Les déplacements étaient aussi très bien organisés, toujours encadrés par un ou deux dirigeants et un entraîneur. Ils étaient tous pris en charge par le club. Les parents n’avaient plus rien à payer lors de la saison, hormis parfois l’hébergement pour un tournoi. Le seul problème était qu’on recevait les convocations de match un peu tardivement, alors notre vie de famille était vraiment harmonisée autour du rythme du hockey. On s’adaptait. A Toulouse, l’organisation est différente, ce n’est pas une ville « passionnée » par le hockey, alors les moyens sont moindres. Les parents doivent beaucoup plus s’investir mais quand on aime, on ne compte pas ! (rires). La jeune maman continue : « Cette année, avec d’autres parents, nous avons fait une association et organisé un voyage de dix jours au Canada pour nos enfants : ils ont dormi en famille d’accueil et ont pu s’entraîner avec les sports études du club local de Chicoutimi, c’était une expérience inoubliable, surtout pour nos enfants ! ». Sandra n’a pas trop d’opinion sur la place de la femme dans le monde du hockey : « Pour moi, la femme a sa place un peu dans tous les mondes du moment qu’elle garde sa féminité et ses valeurs. »

Nadège Piquet : « La femme a sa place dans le hockey. »
Hugo Gandois, qui est en U15 et son frère Arthur, qui lui est en U13, sont les fils à Nadège Piquet.
La jeune maman nous raconte le début de carrière de ses apprentis hockeyeurs : « Lorsqu’Hugo a eu 4 ans, nous avons souhaité, avec mon mari, l’inscrire au sein d’un club sportif mais en voulant éviter le football. Une amie cherchait aussi un sport pour ses enfants, elle m’a parlé de hockey et nous sommes allés aux séances de découverte. 10 ans plus tard, Hugo est toujours hockeyeur et son frère Arthur l’a suivi : il a commencé à 4 ans également. Nous avons amené nos enfants au hockey mais sans jamais les y obliger. Ils ont toujours souhaité continuer. Au départ, le hockey pour Hugo, c’était « juste pour essayer » et maintenant, il le pratique depuis de nombreuses années, et ce au poste de défenseur. Il a eu des moments de doute, il se demandait s’il devait continuer puis l’envie est revenue et il est vraiment accro. La catégorie U15 où on commence à jouer des coudes lui plaît. Ce sport lui a permis de prendre confiance en lui, de s’affirmer et d’avoir des copains en dehors de l’école. Il est également arbitre depuis environ trois ans et ce rôle lui plaît également. Son frère Arthur a 11 ans et est encore plus passionné que notre aîné. Pour le moment, il n’a pas vraiment de poste attitré. Il va intégrer à la rentrée en sixième une section sportive « sports de glace », il va retrouver quelques copains du hockey et aura des heures supplémentaires de glace durant ses heures de collège … Il est enchanté d’avoir plus d’heures de pratique ! » Le hockey mineur justement, Nadège nous donne son point de vue sur son organisation : «  Cette discipline est tout de même un sport très compliqué, et un investissement important des parents est nécessaire : deux entraînements par semaine à des horaires parfois tardifs qui sont à concilier avec le travail scolaire demandé aux collégiens. Les heures de glace sont difficiles à avoir sachant qu’il y a également des clubs de patinage et de danse sur glace. Ensuite, les déplacements sont compliqués : dans notre zone, la ville adverse la plus proche est à une heure et celle la plus loin à plus de quatre heures de route. Certains parents ne font pas forcément les déplacements, ce qui peut vite compliquer la tenue des matchs. Se déplacer pour les matchs à l’extérieur génère des frais importants surtout avec deux enfants, et ce même si on pratique au maximum le covoiturage, de plus certains déplacements nécessitent de réserver des nuits d’hôtel. Le travail de responsable d’équipe (parents bénévoles, NDLR) est très compliqué : mon conjoint a été durant plusieurs saisons responsable d’équipe, donc je sais de quoi je parle : les parents ne répondent pas aux convocations, ils demandent des explications sportives qui appartiennent aux coachs et non aux parents bénévoles. Le coaching, lors des matchs, fait par des parents est un rôle difficile, car ils n’ont pas les compétences et connaissances requises, mais quand il n’y a pas de coach ou de joueur, les parents font pour le mieux. » La maman de 41 ans, chargée d’action des prestations financières nous donne à présent son avis sur la place qu’occupe la femme dans le milieu du hockey : « Les seules femmes que je connaisse dans le hockey sont des mamans bénévoles qui font pour le mieux, elles sont rarement responsables d’équipes mais plutôt chargées du secrétariat, des animations … Cependant, la femme a sa place dans le hockey et elle peut avoir un autre rôle que secrétaire. »

Anaïs P. : « La femme a une place importante mais bien trop souvent dans l’ombre. »
Anaïs P. est la mère de Mathis P.L, qui va jouer en U15, à Angers l’an prochain. « Tout a commencé au début de l’année 2009 lorsque je souhaitais qu’il fasse du sport, pour lui permettre d’évacuer toute cette énergie que nous pouvons avoir lorsque nous avons 4 ans. Mais trouver un sport à cet âge ci est finalement très restreint. Nous avons donc pensé à lui faire essayer le hockey, grâce aux trois séances gratuites et offertes par le club, car nous suivions depuis un moment avec son papa l’équipe première. Et bingo, il a accroché de suite. Son petit frère et moi le suivons avec bonheur chaque week-end de match ». La maman poursuit : « Le hockey est très vite devenu comme une drogue pour lui, l’exutoire que je souhaitais pour Mathis lorsqu’il était petit. Il en a jamais assez, et en redemande toujours plus, deux heures de pratique par semaine n’était pas suffisant à son goût, c’est donc pourquoi il a choisi de faire section sportive à son entrée au collège et est arbitre pendant les matchs des plus petites catégories, ce qui est une très belle démarche car aujourd’hui, il se rend compte qu’une décision bonne ou mauvaise peut désavantager telle ou telle équipe. Pendant un temps, il était aide-entraîneur pour les U7 pour partager avec les petits sa passion, bref il en a jamais assez… La patinoire est sa seconde maison ! » (rires). Cette année, Anaïs et sa famille sont partis en direction du tournoi pee-wee : ce fut pour tout le monde un moment riche en partage et en souvenirs, avec beaucoup d’émotion. » Les horaires des entraînements, selon la jeune maman, sont bien trop tardives : « Fin à vingt et une heures pour les U13. » nous précise Anaïs, « Mais cela est dû au fait que le hockey mineur doit partager les temps de glace avec l’artistique, les pros, et les séances publiques… donc nous n’avons pas vraiment le choix, nous parents… mais bon, que ne ferions-nous pas pour nos enfants ? ». Anaïs garde espoir pour de nouvelles plages horaires, plus arrangeantes : « J’espère que cela va changer avec la nouvelle et tant attendue, patinoire en septembre 2019. «  Pour ce qui est des déplacements, les parents s’arrangent entre eux pour faire du covoiturage, et ce le plus souvent sur les longs déplacements, nous précise la secrétaire d’auto-école. Elle nous dit même que lorsque cela est possible, Mathis va en famille d’accueil, d’une part pour réduire les coûts et d’autre part, pour créer des liens avec d’autres jeunes, qui, comme lui, partagent cette passion pour le hockey. La jeune femme de 32 ans nous donne son point de vue sur la place qu’occupe la femme dans le monde du hockey : « En tant que maman de joueur mineur, je pense que la femme a une place importante mais bien trop souvent dans l’ombre. Les mamans gèrent en majorité l’organisation des tournois, elles encouragent les hockeyeurs en herbe à 200% depuis mes tribunes, car il est assez rare de voir des mamans sur le banc. Puis, elles soignent aussi les petits bobos avec souvent beaucoup de tendresse, mais surtout elles réconfortent en cas de défaite. Peux être qu’à l’avenir cela changera, ou pas… Finalement peu importe, du moment que mon garçon est épanoui dans ce qu’il aime et dans ce qu’il fait, c’est tout ce qui compte pour moi. Et entre nous… Nous savons toutes que derrière chaque grand homme et joueur se cache une mère, une femme, une sœur qui soutien, encourage, soigne, ou encore qui partage cette passion dans l’ombre, et pour ma part : cela me convient. »

Amandine Gaillard : « Je pense que la femme est plutôt bien représentée dans le club de Morzine. »
Elle est la mère de Louis Gaillard, qui est licencié en U13 première année au Hockey Club Morzine Avoriaz. Le jeune homme joue également au HC74. « Louis a commencé le hockey à 4 ans au club de Poitiers, où il a joué jusqu’en U9 deuxième année. Ensuite, nous avons déménagé à Morzine en Haute-Savoie. Sa première année U11 s’est très bien passée. Il a vite rattrapé le peu de retard technique qu’il pouvait avoir. La saison dernière, il a joué en U11 et également en U13 ainsi qu’au HC74 U11 A. », continue la maman. « Mes deux petits frères ont également joué au hockey en France et au Québec. », ajoute Amandine : le hockey est donc une histoire de famille ! La jeune femme nous fait part de son sentiment sur la décision de son fils quand ce dernier lui a annoncé son souhait pour la pratique du hockey : « Quand Louis, à 4 ans, a voulu faire du hockey, j’ai été très surprise, car c’était sa propre décision. Nous l’avons donc emmené à la patinoire de Poitiers à l’époque, où nous vivions et où il a été sur la glace pour la première fois en Novembre 2011. Son père a également rechaussé les patins pour donner un coup de main : ce fut donc le début d’une belle histoire familiale avec le hockey. Il s’est pris d’amour pour ce sport ». Le couple ne rencontre pas de difficulté particulière par rapport aux horaires d’entraînement, déplacements… du fait que le mari d’Amandine est Nicolas Gaillard, un entraîneur du hockey mineur à Morzine : « Son père travaille à la patinoire, cela est beaucoup plus simple ». « A Morzine, pour les déplacements qui posent problèmes aux parents, et ce notamment durant la saison d’hiver, (la ville étant une station de ski, NDLR), le club met à disposition des minibus et le covoiturage est fortement utilisé. », continue la jeune femme. Elle nous raconte le parcours de son fils : « Pour la saison prochaine, Louis sera en classe de sixième, classe sport hockey avec horaires aménagés et ce sont les entraîneurs du club qui iront chercher les joueurs au collège, ce qui est plutôt une bonne chose. » La jeune maman nous donne à présent son ressenti sur la place de la femme dans le monde du hockey sur glace : « Les filles et les femmes sont particulièrement mises à l’honneur au club de Morzine. Il y a la première équipe féminine U9 de France, et à la fin de la saison, le club comptait trente-trois filles licenciées; de l’école de hockey jusqu’en U13, après c’est le HC74 qui prend le relais. Il y a également une section féminine loisirs; les Edelw’ices, où il y a trente-cinq femmes. Nous avons également deux joueuses de l’équipe de France : Clara Rozier championne du Monde D1 A et Flavie Gaydon, vice-championne du Monde U18 D1 A. Le club a beaucoup de bénévoles féminines. Pour conclure, je pense que la femme est plutôt bien représentée dans le club de Morzine ».

Aurélie Koenig : «Ce sport est fait pour tout le monde, femmes comme hommes. »
Elle est la sœur de Joan Koenig, qui a été sacré vicechampion de D3 avec Colmar, en 2017-2018. Voir Joan jouer, c’est ce qui a donné envie à Aurélie d’elle aussi, se mettre à la pratique du hockey. Elle nous raconte le parcours sportif de son frère : «  Le parcours de mon frère a été plus ou moins bien… finir vice-champion de D3 pour une petite ville comme Colmar, c’est très bien et surtout que l’équipe est composée de joueurs généralement du club mis à part quelques étrangers. Depuis l’âge de 5 ans il pratique ce sport, donc c’est une belle récompense pour lui et une belle fierté pour toute notre famille. L’employée commerciale de 25 ans nous donne son ressenti sur la place de la femme dans le monde du hockey «  La femme arrive à se faire de mieux en mieux une place, selon moi, et je trouve même qu’on en parle plus qu’avant. Ce sport est fait pour tout le monde, femmes comme hommes. »

Gwenola Personne : « Nous sommes montrées du doigt. »
Elle est la mère de deux garçons, nommés Paulin et Arthur Hostein, qui jouent en U11 à Cergy, et d’une fille qui est à l’école de hockey, en U7. Gwenola est aussi la sœur d’Erwan Personne, qui évolue en D3 Cergy, mais est aussi la cousine de Paul Albin, qui est au sein de l’équipe de D3 à Cergy « Le hockey est une passion familiale, mes enfants, surtout les garçons ont demandé à jouer au hockey à l’âge de 3 ans et cela nous a paru naturel…la patinoire est pour toute la famille un lieu très privilégié. Mon frère a commencé à 8 ans à Cergy et il a donné le virus à toute la famille ! Il a commencé en moustique (catégorie de l’époque 1981) pour finir sénior D3, D2 puis D1 et de nouveau D3 à plus de 45 ans… Mes garçons ont commencé à 3 ans, ils sont maintenant en U11. C’est une passion pour eux. » La mère de famille nous donne son avis sur l’organisation du hockey mineur : « Au fur et à mesure, le hockey mineur se structure à Cergy, les entraîneurs sont qualifiés et les enfants de plus en plus nombreux : il y a deux équipes par catégorie ce qui permet à tous les joueurs et joueuses d’être convoqués presque chaque week-end pour un match : nous avons la chance en région parisienne d’avoir de nombreux clubs, ainsi les déplacements restent le plus souvent dans la région et nous covoiturons facilement. » Elle se livre également sur ses pensées sur la place qu’occupe la femme dans le monde du hockey : «Dans l’esprit des gens, le hockey est un sport masculin. On voit de plus en plus de filles/femmes sur la glace : joueuses ou arbitres mais nous sommes montrées du doigt : « tiens ils ont une fille dans leur équipe » ou bien «  tiens c’est une fille l’arbitre ! » Dans les dirigeants ou bien entraîneurs, nous ne sommes pas toujours prises au sérieux. »

Jeanne Lombard : « La place de la femme dans le monde du hockey est toujours compliquée à se faire. »
Elle est la sœur d’Elise Lombard,, qui est licenciée chez les Corsaires de Dunkerque, en équipe de France U18 et sélections seniors, ainsi que chez les féminines d’Amiens. «  Ma sœur se baladait avec mon père et est restée plantée devant un match de LNH (Ligue Nationale du Hockey, NDLR) durant un salon organisé par la ville où tous les sports/clubs de la ville étaient présents. Mon père l’a tirée en disant que ce n’étais pas un sport fait pour les filles et une des personnes présentes sur le stand a affirmé le contraire, et que si elle le souhaitai, Elise pouvait faire un essai. Ce n’était plus « un essai » qu’elle a fait, mais quatre ! Et depuis, elle n’est plus jamais repartie de la patinoire. J’ai trouvé ça top personnellement de faire un sport peu développé et presque exclusivement masculin ! » La jeune femme trouve que la place de la femme dans le monde du hockey est toujours compliquée à se faire mais de plus en plus présente, mais toujours un poids infime face à l’engouement outre Atlantique ».

Johanna Dumont : « Les femmes, qu’elles soient mamans, sœurs, tantes, supportrices etc, sont toujours là pour soutenir, une équipe, leur équipe et ce jusqu’à la dernière minute peu importe l’issue du match. »
Johanna est la m
aman du Buddy, 10 ans, joueur pour l’équipe de Rouen en catégorie U11. « Lorsqu’il m’a annoncé à l’âge de 3 ans qu’il souhaitait faire du hockey, je pensais à une blague. Il n’avait vu qu’un match à Cléon pour soutenir un camarade, et de plus le caractère de Buddy était loin de laisser penser qu’il jouerait dans un sport collectif. Très timide, renfermé, n’aimant pas le contact… quelle fût ma surprise quand il répétait durant de nombreuses années qu’il souhaitait faire du hockey ! Il donc a commencé à l’âge de 6 ans à l’école de hockey. La révélation ! Le hockey a été le seul sport où il prenait plaisir. Durant cette année à l’école de hockey il a participé à son premier tournoi à Viry. De là un déclic s’est produit. Des copains, des week-ends, un nouveau rythme de vie, celui du hockey. Il a poursuivi avec deux années en U9. Soudant davantage notre petite équipe de parents, toujours présents pour pousser nos loulous lors des différents matchs, tournois aux quatre coins de la France. Les années passent une famille est née. La famille hockey. Nous passons tellement de temps, week-ends ensembles que les liens amicaux se font plus forts. Buddy a joué cette année en première année U11. Le rythme a été compliqué pour lui. Le planning d’école ne correspondait pas du tout avec celui du hockey. Entraînements les mercredis et jeudis soirs, les jours avec le plus de devoirs. Le samedi entraînement également et les dimanches matchs. Sans compter les entraînements de roller hockey et pour l’année prochaine de floorball. Malgré la fatigue, il reste très motivé et l’envie est plus forte que la douleur. Une réelle passion. » La jeune maman nous donne son avis sur le hockey mineur ainsi que sur la place de la femme dans le monde du hockey  : « Malheureusement, la mise en place de la compétition dès le plus jeune âge casse leur plaisir. Il manque réellement une section loisirs pour les moins de 18 ans, ceux qui ne se voit pas jouer en NHL (rires). Le rôle de la femme dans le monde du hockey est le même que celui de l’homme. Elles jouent au hockey, coachent une équipe, arbitrent des matchs, sont responsables d’équipe ou même à la table de marque, infirmière et même supportrices. La femme a pris une place importante dans notre milieu, elle est essentielle à chaque poste et amène une petite touche de respect, d’autorité, et d’émotion en plus et favorise les échanges avec le monde extérieur. Il n’y a qu’à regarder dans les tribunes chez les petits, les grands, les pros… la femme, les femmes, qu’elles soient mamans, sœurs, tantes, supportrices etc, sont toujours là pour soutenir, une équipe, leur équipe et ce jusqu’à la dernière minute peu importe l’issue du match. »

Laëtita Dumont : « la place de la femme dans le hockey est importante, surtout en tant que maman pour que son enfant s’épanouisse. »
Elle est la maman d’Enzo, qui est en U13 seconde année, chez les Phénix de Reims. « Aimant ce sport, j’ai laissé Enzo décider et j’ai été contente pour lui lorsqu’il m’a dit vouloir pratiquer le hockey. Néanmoins, ce n’est pas toujours facile de s’organiser pour les entraînements qui sont de plus en plus tard en fonction de la catégorie, mais aussi pour la vie de familles ayant un autre petit garçon de 6 ans et un troisième est en route. Mais quand notre enfant aime ce qu’il fait, on fait en sorte de tout faire pour que cela passe bien, ainsi que pour l’école où Enzo doit redoubler d’efforts pour cumuler sport et étude. En ce qui me concerne, je pense que quand on inscrit son fils au sport, il faut prendre les avantages et les inconvénients qui vont avec et suivre le fonctionnement du club et du sport.  Mon fils a donc commencé le hockey à 3 ans car son papa, son oncle et son cousin faisaient du hockey en division sénior et le hockey était un sport qu’il aimait déjà à l’époque. Il a été inscrit au club de Reims et évolue toujours dans ce club. Il a commencé en école de glace, puis en U7 avec des plateaux en forme de matchs. C’est en U9 qu’il a été mis en allié droit jusqu’en U11, où il a fait un peu défenseur pendant deux ans et cette année, en U13, il a débuté attaquant et fini défenseur : un poste qu’il préfère malgré tout. Laëtitia trouve que la place de la femme dans le hockey est importante, surtout en tant que maman pour que son enfant s’épanouisse mais aussi pour donner une aide au club en tant que bénévole, où elle fait d’ailleurs partie de la direction du groupe bénévole parents à Reims.

Maéva Houlmann : « je trouve que la femme a quand même sa place dans le hockey, tout le monde a le droit de faire le sport qu’il veut. »
Elle est la sœur de Bastien Houlmann qui a 17 ans, et qui jouera à Ajoie en Junior Elite A dès septembre prochain. Maéva est la fille de Fabien Houlmann, qui joue dans le championnat Matagnard. Frère et sœur ont commencé le hockey à 4 ans tous les deux. « Mon frère fait les entraînements à Ajoie et faisait les matchs à Moutier donc nos parents n’ont pas eu trop de trajet pour les entraînements. Et en ce qui concerne les matchs, il y avait un bus de disponible pour les déplacements lointains, donc ce n’était pas trop compliqué non plus. Bastien avait trois entraînements par semaine et la saison prochaine il en aura sûrement un de plus. Les horaires des novices sont plutôt corrects, entre dix-neuf heures et vingt heures débute l’entraînement. » Bastien n’a jamais de place fixe pour jouer : « Mon frère a fait son école de hockey et autres petites catégories, pour ensuite aller en mini top à l’âge de 12 ans, la dernière année de mini qu’il aurait dû faire, l’a passé en novice A à Moutier. L’année d’après, il était remplaçant pour les novices top et jouait la plus par du temps avec les novice A. La saison dernière pareil, mais à la fin de la saison, il y eu pas mal de blessés alors il a pu jouer en novice top. Depuis les trois ou quatre saisons dernières, il est entre le niveau « A » et le « top ». Cette année encore il ne sait pas s’il va jouer en Junior Elite, Junior A ou Junior Top. On saura en début de saison où il jouera et ça changera peut-être en cours de saison ! » La jeune lycéenne nous donne son avis sur la place de la femme dans le monde du hockey : «Vu que je fais du hockey, j’ai un avis positif sur le sujet. Je ne vois pas pourquoi la femme n’aurait pas sa place dans ce milieu, il y a une énorme différence entre les filles et les garçons, la plus grande c’est les charges. On ne sera jamais égale entre hommes et femmes ! Cela commence avec une différence de salaire et de job. Et après dans le sport. Peut-être que cela changera mais pas d’ici des années. On n’est pas payé alors que les hommes oui, dans les deux catégories les plus élevées. On ne sera sûrement jamais égaux. Cependant, je trouve que la femme a quand même sa place dans le hockey, tout le monde à le droit de faire le sport qu’il veut».

Virginie Ngo : « Le hockey reste un sport à majorité masculine. »
Elle est la mère de joueur, Tiago Gomis qui joue pour les Comètes de Meudon, en U13. La mère de famille se livre à présent sur le parcours de son fils : « Mon fils a commencé à l’âge de 6 ans et il a tout de suite accroché avec ce sport. Pour ma part, j’ai tout de suite aimé l’ambiance conviviale du club. Les parents sont rapidement intégrés à la vie du club et c’est très important de se sentir valorisé. Nous aidons dans la logistique de l’équipe de la catégorie dans laquelle joue notre enfant. Il ne s’est jamais découragé ni n’a montré l’envie d’arrêter. Il a trouvé un cercle de copains avec qui il partage tout. Le hockey n’était pas forcément un sport évident pour lui. Personne n’en pratique dans la famille : le père de mes enfants est sénégalais et moi je suis d’origine vietnamienne donc autant vous dire qu’aucune de nos deux familles n’a baigné dedans… Mais le hasard a fait que nous habitons juste à côté de la patinoire de Meudon donc nous avons profité d’avoir cette chance. » Les horaires du hockey mineur à Meudon conviennent parfaitement à la jeune maman : « Les entraînements ont lieu en fin d’après-midi, ce qui laisse le temps à mon fils de rentrer de l’école, qui rentre au collège cette année et de prendre ses affaires pour aller à la patinoire. Je ne me plains pas des horaires dans la mesure où j’habite à cinquante mètres de la patinoire et donc mon fils peut aller tout seul à ses entraînements sans que j’ai besoin de l’accompagner. Pour les déplacements, c’est un peu plus compliqué de s’organiser surtout quand on a d’autres enfants à la maison. Les gens me disent que ça prend beaucoup de temps mais je pense que ce n’est pas inhérent au hockey. Dès l’instant où il faut se déplacer, c’est pareil dans tous les sports de toutes façons. La mère de famille nous donne son ressenti sur la place qu’occupe la femme dans le milieu du hockey : « Le hockey reste un sport à majorité masculine mais je pense que les mentalités sont en train de changer. Il n’y a qu’à voir les bons résultats de l’équipe de France féminine. Pour moi, la femme dans le hockey doit être force de proposition. Elle doit amener ses idées et sa façon de voir les choses et ne pas rester en retrait, simple spectatrice de ce qui se passe sur la glace ».

Stéphanie Fouré : « Il faut impérativement à mon sens cette touche féminine. »
Stéphanie est la maman d’une ex-joueuse, Claudia Tison née en 1991 et qui a quitté le pôle France il y a quelques années. Elle est aussi la mère d’un joueur qui a fait toute sa carrière mineure à Amiens jusqu’à l’année dernière en D3 : Sacha Fouré, né en 1999 qui ne reprendra pas la glace la saison prochaine mais continuera au roller hockey à Amiens. Stéphanie est aussi la belle-mère du fiancé de Claudia qui est d’origine Tchèque et qui après une année sabbatique, rechaussera les patins en D2 à Meudon, il s’agit de Lukas Bacul, qui est arrivé en France en 2011. Stéphanie nous raconte la réaction qu’elle a eu lorsqu’elle a appris que ses enfants voulaient pratiquer le hockey : « pour mon fils, ce ne fût pas une grande surprise, car il était plutôt actif et avait un grand besoin de se dépenser physiquement. Et pour ma fille qui sortait de quelques années de pratique de patin artistique, je trouvais cela plus surprenant … mais elle ne souhaitait pas quitter la glace et aspirait à un sport collectif ! Leur parcours a été parfois un peu chaotique, cependant ils ont pu aller jusqu’au bout de leurs envies respectives. Ils ont eu beaucoup de plaisir dans la pratique de leur discipline et même s’ils ne pratiquent plus à ce jour ni l’un ni l’autre, ils en garderont d’excellents souvenirs. » La mère de famille nous fait part de son avis sur l’organisation du hockey mineur et sur celui qu’elle a par rapport à la place que prend la femme dans le monde du hockey : «  Pour avoir vécu le sport études amiénois, il y a un bon suivi, les enfants sont encadrés et les horaires sont adaptés. Évidemment même chose pour le pôle féminin de Chambéry. Avant cela pour le HCAS, j’ai toujours estimé les horaires d’entraînements en adéquation avec leur âge et leur niveau scolaire. Les déplacements ont toujours été organisés par le club via des mini bus pour les matchs de championnat, encadrés par des dirigeants et les coach aucune difficulté. Concernant les tournois amicaux, les déplacements se faisaient en covoiturage avec d’autres parents et nous nous arrangions pour être dans les mêmes hôtels. Le hockey est une grande famille, c’est bien connu ! Quant à la place de la femme dans le hockey, elle est importante, il faut impérativement à mon sens cette touche féminine dans ce monde de “brutes” (rires), la vision féminine n’est pas la même et son rôle, en tant que maman dans mon cas, aura toujours été d’être à l’écoute, à l’encouragement, à la présence, au soutien … Bref aux petits soins. Un rôle de premier supporter de cœur, sans aucuns doutes ! »

   


Murielle Vander Elst : « il faut vraiment ruser pour trouver du hockey féminin sur les écrans. »
Murielle est la mère de Loïc Destoop, Dunkerquois pour la saison à venir : « Mon fils a décidé de pratiquer le hockey à l’âge de 4 ans après avoir vu ce sport à la télé lors des JO d’Albertville. Ma première réaction a été de me dire « cette idée lui passera, je ne connais pas ce sport et puis il est petit. » Mais en fait suite à un voyage la même année au Canada en hiver il s’est essayé au patinage sur une glace naturelle, et il n’a jamais cessé de pratiquer ce sport. Loïc a donc commencé le hockey à 5 ans dans le club de Dunkerque et a fait toute sa carrière dans ce même club. D’abord dans le mineur,en étant régulièrement surclassé et en passant par des sélections équipe de France. À 18 ans il intègre l’équipe première du HGD avec un double surclassement. Il y est resté jusqu’à la saison 2016/2017 et a fait sa saison 2017/2018 à Cholet. Pour diverses raisons, il revient à Dunkerque pour la saison 2018/2019. » La mère de famille nous donne son avis sur le hockey mineur lorsque son fils y évoluait : « Actuellement je ne sais pas trop comment se passe le hockey mineur mais il semblerait que certains parents se plaignent. À l’époque de mon fils, les horaires d’entraînements n’étaient pas top !!! C’était le mercredi midi entre douze et quatorze heures, et le vendredi soir. Les déplacements sont assez loin, enfin pour un emplacement géographique comme le nôtre, qui se trouve dans le grand nord. De plus, les parents n’étaient pas vraiment dédommagés mais étaient vraiment très sollicités. « À mon sens la femme n’est pas assez présente dans le hockey. » déclare Murielle. « Les équipes féminines ne sont pas assez valorisées, déjà que le hockey n’est pas trop médiatisé… il faut vraiment ruser pour trouver du hockey féminin sur les écrans. De même dans les clubs rares sont les femmes coachs, on voit quelques arbitres aujourd’hui mais elles ne sont vraiment pas nombreuses. De plus elles ne sont pas représentées non plus au sein des bureaux directeurs des fédérations ni même dans la direction des clubs. En fait on les cantonne au rang de subalternes comme ce qu’il se passe dans la société, d’ailleurs… » Tiphaine Destoop, sa fille, a également souhaité témoigner : «La place de la femme dans le monde du hockey est à relier à la place de la femme dans le sport en général. »
« Je suis la petite sœur de Loïc Destoop, joueur des Corsaires de Dunkerque. Mon frère a 7 ans de plus que moi. Il a découvert qu’il voulait faire du hockey sur glace lorsqu’il avait environ 3-4 ans, en voyant les jeux olympiques d’hiver à la télé. J’ai été plutôt imprégnée dans la culture hockey directement, sans trop réfléchir. J’ai adoré passer mon enfance dans les tribunes, même si l’on passait plus de temps à jouer entre sœurs d’hockeyeurs qu’à réellement s’intéresser à ce qui se passait sur la glace. Le hockey a toujours fait partie de la vie de ma famille depuis que Loïc a commencé. » La jeune femme nous raconte le parcours sportif de son frère : « Mon frère a commencé par le patinage artistique car il était trop petit pour faire du hockey directement. Il a ensuite fait tout son hockey mineur à Dunkerque. Il est entré en équipe sénior vers 16-17 ans grâce à un double surclassement. Il a effectué toute sa carrière au sein des Corsaires, puis il a passé la saison dernière, 2017-2018, au sein de l’équipe des Dogs de Cholet. Cette saison, il sera de retour à Dunkerque. Elle nous donne à présent son point de vue sur la place qu’occupe la femme dans le milieu du hockey : « Je pense que la place de la femme dans le monde du hockey est à relier à la place de la femme dans le sport en général. L’exemple est souvent flagrant avec les audiences montrant bien que le sport féminin ait bien moins regardé, suivi que le sport masculin. Cependant, tout au long de ces années passées dans les patinoires, j’ai eu l’impression qu’au sein des clubs, du moins ce que j’en ai vu, les femmes peuvent jouer un rôle important en dehors de la glace. Je pense malgré tout que le hockey féminin a le soutien d’un bon nombre de fans de hockey. Personnellement, je les ai toujours trouvés super cool, avec mes yeux d’enfants à l’époque, et mes yeux d’adulte aujourd’hui ».

Damiène Aeschlimann : « Les filles voulant pratiquer ce sport ne devraient pas y renoncer ».
La jeune Suissesse de 33 ans est la mère d’un petit garçon ; Nils, jouant au HC Saint-Imier en Mini A. La jeune femme est également la sœur de Mike Aeschlimann, jouant au HC Les Enfer-Montfaucon en troisième ligue. Les parents du frère et de la sœur n’étaient pas d’accord pour que Nils commence le hockey sur glace : « Néanmoins, nous l’avons aidé à trouver un club ainsi qu’un équipement. » Le club de Saint-Imier s’arrangera toujours à ce que les enfants puissent pratiquer leur passion : « Je sais que le club ou joue mon fils fait le nécessaire pour arranger les parents, ils cherchent toujours des solutions si par exemple l’enfant ne peux pas venir s’entraîner le jour imposé. » Nils a commencé le hockey à l’âge de 3 ans et demi, et le frère de Damiène à 13 ans. Quant à la place de la femme dans le monde du hockey sur glace, Damiène nous donne son point de vue : « Je trouve que les filles voulant pratiquer ce sport ne devraient pas y renoncer. »

Aurélie Robelin : « La place de la femme dans le monde du hockey commence à se démocratiser tout doucement mais sûrement. »
Aurélie est maman de joueur, plus précisément d’un petit gardien évoluant en U11 ; Noah. Il effectuera en 2018/2019 sera sa seconde année dans cette catégorie, et ce au sein du CHAR de Rouen. Pour le petit garçon, la pratique du hockey était ce qu’il y a de plus logique : « Noah va aux matchs des professionnels depuis qu’il a 18 mois. Pour lui, c’était donc une évidence de faire du hockey. Le poste de gardien est intervenu rapidement en école de hockey et il correspond bien à son caractère. Je suis fière de lui et de ses choix. On essaye au mieux chaque jour de l’aider comme nous pouvons. » Toujours est-il que cette année fût assez difficile pour la relève : « Les enfants de 9/10 ans avaient entraînement deux jours de suite, dont un finissant à vingt heures quinze … Le temps de sortir de glace, de se doucher, de se change… les enfants n’étaient pas couchés avant vingt-deux heures, fatigant sur la durée, sachant qu’en parallèle, ils vont à l’école. De plus, nous avons vécu un enchaînement des tournois sur un mois, aux quatre coins de la France. Je trouve dommage que l’on ne pense pas au bien-être des enfants et que malheureusement, il n’existe pas de section loisirs pour ces derniers. Parce que certains n’ont pas forcement la mentalité de compétition et font ce sport pour s’amuser, pour être avec les copains. » Le jeune Noah a été en école de hockey de Rouen de 2013 à 2015, à intégrer la catégorie des U9 de 2015 à 2017 et a débuté en septembre dernier ses premiers matchs au sein des U11. Pour Aurélie, la place de la femme dans le monde du hockey commence à se démocratiser tout doucement mais sûrement : « Au sein de notre club, je dirais même qu’il y a cinq filles qui officient, si je ne me trompe pas. Il est encore difficile de mettre à leur disposition un vestiaire avec des douches rien que pour elles. Par contre, ce que je trouve génial c’est que la FFHG (Fédération Française de Hockey sur Glace, NDLR) fasse des rassemblements et arrivent même à créer des équipes de féminines sur certains tournois. Les filles sont loin d’être ridicules sur la glace elles ont cette rage et cette volonté que certains mecs n’ont plus. » La jeune maman termine même sur une note exclamative : « GIRLS POWER ! »

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Laëtitia Boulic : « Les femmes apaisent et encouragent à leur manière, les hommes n’apportent pas forcément ce côté « féminin ».
Laëtitia est la mère de Thomas Boulic, un jeune joueur en U13 qui évolue au HCCP (Cergy-Pontoise, NDLR). Elle est aussi la sœur de Stéphane Besnard, qui lui joue en loisir, à Franconville. Le hockey, Thomas l’a découvert grâce à sa maman qui l’avait à l’époque emmené pour faire un test, et depuis, il a été accro à ce sport, d’où la pratique. Laëtitia nous donne son point de vue sur l’organisation du hockey mineur : «  Je trouve qu’il y a beaucoup de déplacements, les horaires de certains entraînements sont tardifs, et il n’y a pas assez de prise en charge des clubs, notamment en ce qui concerne les horaires d’entraînements ou encore justement, les déplacements. » Son fils a débuté le hockey à 6ans et demi et est maintenant en U13 seconde année. « Thomas est de plus en plus addict ! ». Pour Laëtitia, la femme occupe une place très importante à certains postes comme la gestion de l’équipe, des tournois, des remontées aux entraîneurs que les hommes ne relèvent pas forcément mais qui peut faire basculer une équipe ou mettre un mal-être pour certains jeunes. Il y a selon Laëtitia : « Beaucoup d’hommes dans ce milieu donc les femmes apaisent et encouragent à leur manière, les hommes n’apportent pas forcément ce côté « féminin »… »

Céline Denoual : « De plus en plus de filles pratiquent ce sport. C’est super pour la relève féminine. »
Céline est la mère de deux enfants : Téo et Emma Commandoux. Téo pratique le hockey en U15 à Valence, et sa sœur en U11, dans le même club Téo. La Saint-Clairoise nous raconte comment le hockey est devenue LA discipline de ses enfants : «L’envie pour mon fils lui ai venue après que son oncle soit rentré d’une année au Canada, et c’est là que Téo m’a dit qu’il voulait pratiquer le sport national Canadien. » Céline s’est adressée à son fils en lui disant : «Est-tu sûr de vouloir pratiquer ce sport? Car au hockey, il y a du contact. En revanche toi, tu n’aimes pas cela. » « Ces paroles dataient du mois de février », nous confie Céline. La jeune maman continue : « Nous avons attendu l’été, nous pensions que cette envie de se mettre au hockey lui passerais. Mais comme il voulait toujours en faire, nous avons cherché des clubs à côté de chez nous, et les plus proches se situaient à cinquante – soixante kilomètres de la maison. Aujourd’hui, cela fait maintenant dix ans que nous faisons des allers-retours pour les déplacements. Téo a donc commencé le hockey à l’âge de 5 ans et en tant que joueur, ce après avoir reçu un tee-shirt du Canada. Ensuite, âgé de 9 ans, il nous annonce qu’il veut devenir gardien… Et ça a été un « choque » pour nous, car le poste de gardien de but est compliqué pour les nerfs, que ce soit pour les enfants comme pour les parents ! (rires). » Aujourd’hui, le jeune hockeyeur évolue toujours au poste de gardien : « Ce poste lui va très bien, il a trouvé sa place.» Emma elle, a voulu faire du hockey depuis toute petite, dès l’âge de 2 ans : « Elle a grandi à la patinoire alors faire du hockey, en plus de son caractère, ne nous a pas du tout étonnés, mon mari et moi.  Cependant, le club ne l’a pas acceptée de suite, car elle n’avait pas encore 3 ans. Nous avions donc demandé au club de patinage artistique pour savoir s’il était possible de l’inscrire dans cette discipline, le club a répondu que oui, à condition qu’elle tienne sur des patins. Ma fille a donc traversé la patinoire sans tomber, elle a donc fait du patinage artistique pendant un an avant de signer pour le hockey et devenir gardienne, mais à son grand désespoir car avant la catégorie des U9, il n’y avait pas de gardiens. Quand on lui a demandé si elle voulait toujours continuer le hockey, Emma nous a répondu très fièrement : «  Je suis gardienne de hockey, ou sinon j’arrête le sport. »  Céline conclue : « Je suis très fière de mes enfants. » Pour la jeune maman, l’organisation du hockey mineur n’est pas une tâche facile, « Surtout lorsqu’on habite à une heure de la patinoire », souligne-t-elle. « De ce fait, ce n’est pas non plus une mince affaire de faire du covoiturage pour les déplacements. On partage la patinoire avec les autres clubs qui eux, ont plus de temps de glace. Le fait que les choses ne soient pas faites de façons équitable est dommage pour les enfants je trouve. »  A Valence, beaucoup de maman son présentes, des responsables d’équipe, table de marque… et Céline nous dit même que : « De plus en plus des filles pratiquent se sport. C’est super pour la relève féminine. »

Céline Fressard : « La femme est très respectée dans le monde du hockey. »
Elle est une joueuse et une supportrice à part entière. » Céline Fressard est la mère de Mathys Lauwereys Fressard, qui joue en catégorie U13, et a commencé le hockey à 4 ans. Il se construit avec et ce sport qui l’anime tous les jours. Avant que son fils fasse du hockey, Céline ne connaissait pas du tout ce sport : « J’ai été surprise et pleine d’enthousiasme par la découverte du hockey, j’ai tout de suite senti que ce sport était rempli de faire-play.  Pour l’instant, Mathys a trois entraînements par semaine, et les tournois sont « un investissement entier » », Nous précise Céline. « On « vit hockey » dès que la saison redémarre et on fait un « tour de France » chaque année. On découvre d’endroits pleines de charme comme la République Tchèque : c’est que du bonheur quoi ! » La conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation nous donne son point de vue quant à la place de la femme dans le monde du hockey : « La femme est très respectée dans le monde du hockey. Elle est une joueuse et une supportrice à part entière. »

Ingrid Lengellé : « Nous ne parlons pas assez des femmes et de leur parcours ».
« Je suis la mère d’une joueuse, Agathe Lengellé en catégorie U17 qui intègre le Pôle France
pour la saison 2018-2019 et la maman de Dimitri Lengellé en catégorie U13 licencié au club de
Reims pour la saison 2018-2019. » La jeune mère de famille nous raconte comment elle a réagi lorsque son fils avait décidé de pratiquer le sport phare au Canada, et quelle réaction elle a eue lorsque c’est sa fille qui lui a annoncé qu’elle voulait pratiquer ce même sport : « Quand mon fils m’a dit qu’il voulait commencer le hockey, je l’ai encouragé dans sa démarche. Au moment où ma fille m’a dit qu’elle voulait faire du hockey, mon avis n’était pas le même : cela m’a inquiétée car les filles ne sont pas très présentes dans les équipes mineures. Cela dit, j’avais peur que mes deux enfants se blessent au cours des matchs. » Ingrid nous raconte le parcours de ses enfants : « Mon fils a commencé le hockey à l’âge de 6 ans au club de Châlons-en-Champagne, en tant qu’attaquant. Très vite, il a souhaité occuper le poste de gardien. Il est donc gardien depuis maintenant cinq années. À l’âge de 11 ans , il a intégré le club de Reims. Ma fille quant à elle a commencé le hockey alors qu’elle était âgée de 10 ans, également au club de Châlons-en-Champagne et au poste d’attaquante, comme son frère. Au cours de la saison 2015-2016, elle a obtenu son premier niveau d’arbitrage. Après trois années passées au club de Châlons-en-Champagne elle a souhaité intégrer le PES (Parcours d’Excellence Sportive, NDLR) de Dijon en internat au CREPS (Centre de Ressource et d’Expertise à la Performance Sportive, NDLR) de Bourgogne. Au cours de la saison 2016-2017, elle a participé aux trois stages du Collectif France Féminin U15 et avec son équipe mixte de Dijon, aux quarts de finale et à la demi-finale du championnat de France U15 élite. Au cours de la saison 2017-2018, étant toujours au club de Dijon en U15 élite, elle intègre en parallèle l’équipe féminine senior élite de Besançon avec qui elle obtient le titre de Championne de France. Durant cette saison, elle participe à son premier stage du Collectif France Féminin U18 et aux deux stages du Collectif France Féminin U15. En outre, c’est alors qu’elle figure sur la convocation du championnat du monde 2018 Féminin U18 en tant que remplaçante. À partir de septembre 2018, elle intégrera le Pôle France Féminin à Chambéry. » (A noter qu’en août prochain, Agathe participera même au 1er stage du Collectif France Féminin U18 de la saison à venir, NDLR). La jeune maman poursuit : « Depuis sa première saison de hockey, elle participe aux stages fédéraux de hockey féminin organisés pendant l’été à Vaujany. Au cours des saisons 2015-2016 et 2016-2017 elle a intégré l’équipe féminine Grand-Est U13-U15. » Pour Ingrid, les déplacements sont longs par manque de clubs à proximité. « En ce qui concerne les entraînements, ils se déroulent souvent le soir ce qui a des incidences sur la logistique familiale
(repas, devoirs,..). » La maman des jeunes hockeyeurs nous donne son point de vue sur la place qu’occupe la femme dans le monde du hockey : « Je pense que nous ne parlons pas assez des femmes et de leur parcours, et qu’il n’est pas aisé pour une fille à ses débuts de s’intégrer dans une équipe masculine. De plus, lors des déplacements, il leur est difficile d’avoir accès à un « vrai » vestiaire, sous-entendu rien que pour elles. »

Emilie Lefrère : « La place de maman au hockey n’est pas si différente d’un autre sport. »
Emilie est la maman de trois jeunes garçons, qui font tous les trois du hockey sur glace au GBHC (Grand Belfort Hockey Club) : Titouan, qui est en U11, Aloïs, qui évolue en catégorie U9 et Gabin, qui lui est encore à l’école de glace. Le hockey, un sport familial dans la famille d’Emilie : « Notre aîné avait fait un cycle de patinage avec l’école et c’est comme ça que nous avons eu l’idée de l’inscrire au hockey. Le fait que nos trois enfants fassent la même activité est plutôt arrangeant. Même si nous aurions bien-sûr accepté que l’un ou l’autre veuille faire autre chose. Les trois adorent ce sport, et nous aussi ! » L’organisation du hockey mineur convient à Emilie pour ses enfants : « Dans notre club, les horaires d’entraînements nous conviennent. Pour les U9, le nombre de déplacements est tout à fait correct. Cependant, nous trouvons qu’il y a trop d’écarts entre le nombre de déplacements en U9 et le nombre de déplacements en U11 (En U9 il y a six déplacements, alors qu’en U11, il y en a vingt, NDLR). C’est un sport qui demande un engagement « physique » et financier et souvent, les gens n’y sont pas préparés. De plus pour les U11, les déplacements sont parfois très loin : Luxembourg, Metz/Amnéville. Ce qui peut refroidir certaines personnes. » La mère de famille nous raconte les débuts de ses trois garçons dans le hockey : « Notre aîné a fait du basket pendant deux ans. Lorsqu’il a voulu arrêter, nous lui avons proposé de tester différents sports dont le hockey sur glace. Lors de son premier essai, son petit frère, Aloïs, a également voulu essayer. C’est ainsi qu’ils se sont tous les deux retrouvés à faire du hockey sur glace. Et à la prochaine saison, Titouan, sera en U11 deuxième année. Aloïs, notre deuxième fils, sera U9 deuxième année et il souhaite évoluer en tant que gardien. Gabin, notre dernier, a commencé à l’âge de 3 ans en 2016. Il vient de faire une saison en tant que gardien et joueur. Pour le moment, il ne veut pas choisir entre l’un ou l’autre. » Emilie nous donne son opinion en tant que maman de jeunes hockeyeurs en herbe : « La place de maman au hockey n’est pas si différente d’un autre sport. Les mamans sont souvent présentes pour les bobos, qu’ils soient physiques et psychiques, pour encourager leurs enfants, préparer les goûters d’après matchs ».

Aurélia Dessolain : «Les femmes ont autant leur place dans le monde du hockey que les hommes, que ce soit dans la pratique ou autour des patinoires. »
Aurélia est la cousine de Franck Dessolain, un ancien gardien de l’Hormadi d’Anglet, qui y a joué quand le club a été relégué en D3 et a participé à la remontée et à la reconstruction de ce dernier. Franck est maintenant arbitre régional et D2. L’ancien gardien a commencé le hockey à l’âge de 5 ans, quand Aurélia a commencé le patinage artistique : « Cela m’a semblé normal et super cool ! J’ai toujours aimé le hockey sur glace donc j’étais contente pour lui ! » Selon Aurélia, les créneaux d’entraînements semblent plutôt bien répartis et adaptés pour toutes les catégories. Cela dit, « C’est compliqué de vraiment satisfaire tout le monde car des entraînements sont annulés à cause des matchs. » La jeune Angloye de 29 ans nous raconte brièvement la carrière sportive de son cousin : «Franck a joué pour l’Hormadi de 5 à environ 21 ans. Ensuite, il est parti au roller pendant à peu près six ans et a gagné de nombreux titres de Champion de France et d’Europe avec les Artzaks, le club de roller hockey d’Anglet. Puis, la ville l’a rappelé quand de club est descendu en D3 , il a joué deux ou trois saisons de nouveau pour l’Hormadi. Il a remporté ensuite les titres de Champion de France D3, D2 et à nouveau D3. » Pour Aurélia, les femmes ont autant leur place dans le monde du hockey que les hommes, que ce soit dans la pratique ou autour des patinoires. La jeune femme souhaite adresser quelques mots à son cousin : « Je voudrais que tu saches que toute la famille est fière de toi, de ton parcours et de ta carrière dans le hockey ! Merci pour tous ces moments de bonheur que tu nous as offert, à ta manière. Et surtout : continue à te battre pour ce sport et pour le représenter au mieux que tu puisses au sein du corps arbitral. Nous t’aimons. »

   

Véronique Estang : « Il y a un phénomène de discrimination encore trop fort. »
Véronique est la mère de Gabriel Bendahan, qui a joué à La Roche/Yon (D1 et D3) durant la saison 2017/2018. Quand son fils a commencé le hockey, ce fut un vrai bonheur pour Véronique, vu qu’elle était à l’époque professeure de patinage artistique. Elle nous raconte brièvement le parcours de son fils : «  De 2001 à 2007, Gabriel a joué pour les Dogs de Cholet. Ensuite, il a eu trois sélections pour le tournois pee-wee de Québec, et a été deux fois surclassé la première fois qu’il est parti au Canada. Alors qu’il était âgé de 11 ans, il a été sélectionné pour le tournois Tretiak de Moscou, et a enfilé le maillot tricolore pour une sélection en Hongrie. Ensuite, il a joué à Pori ; en Finlande, de 2007 à 2016. Durant cette période, il a aussi eu 4 sélections avec l’équipe de France pour jouer à Hening, au Danemark, et a été sélectionné pour jouer à la Modo Cup, qui s’est déroulée en Suède, au sein de l’équipe nationale de Finlande, puisque mon fils est franco-finlandais.  Il est ensuite revenu en France, et a joué en 2016-2017 avec l’équipe première de Cholet, et va jouer dans peu de temps en D1 et D3, avec à nouveau La Roche/Yon. » Véronique nous donne son avis sur l’organisation du hockey mineur : « Pour avoir vécu une expérience de cinq ans en Finlande, où mon fils était âgé de 11 à 16 ans, et qu’il s’entraînait au plus haut niveau avec les Assat, je pense que le hockey mineur est encore à développer, notamment au niveau des coachs et de leur formation, des effectifs, du recrutement et de l’organisation interne des bénévoles qui reste au stade amateur. En Finlande, il y avait la possibilité de travailler dans des entreprises privées de façon à faire du bénévolat, en partenariat avec le club qui permettra de payer les cours de hockey moins chers, car ceci étant dit, ils sont bien plus chers qu’en France. » La maman nous donne à présent son avis sur la place de la femme dans le monde du hockey et trouve qu’il y a un phénomène de discrimination encore trop fort.

Chantal Fortier : « Je crois aussi que la femme en tant que mère de joueur doit s’adapter à l’aspect physique et à la hargne nécessaire pour que son fils devienne un joueur compétitif  »
Chantal est la mère de Frédéric Bergeron, Niçois pour la saison 2018-2019. Elle nous raconte les débuts de pratique de son fils : « Frédéric a débuté le patin très tôt. De ce que je me souviens, étant né en juin, c’est dès l’hiver suivant ses 2 ans qu’il nous suivait à la patinoire pour ses premiers pas avec des patins aux pieds. Il faut dire que toute la famille patinait déjà donc il n’avait qu’à suivre le reste du groupe. Frédéric a commencé le hockey très jeune dès que ce fut possible, vers l’âge de 4 ans. Il a évolué comme joueur attaquant jusqu’à l’âge de 9 ans. Il était souvent dans les buts à la maison, et ce pour laisser honneur à son frère de pouvoir parfaire son lancer, ce dernier qui trouva que Frédéric avait déjà un certain talent. Mon aîné a donc réussi à convaincre son père pour que Frédéric puisse faire l’essai de gardien pour la prochaine année. C’est donc tout naturellement que l’année suivante, Frédéric fut sélectionné dans l’équipe élite comme gardien de but, où il évoluera quand même très bien. Stage terminé à Noël, Frédéric manifestait le désir de revenir comme joueur pour « marquer des buts ». C’est alors qu’il n’a plus jamais quitté un poste de joueur d’avant allant d’allié à joueur de centre. A l’âge de 17 ans, il fut repêché par les Remparts de Québec de la Ligue de hockey junior majeur du Québec dirigée par nul autre que Patrick Roy. Ce fut un tremplin. Il fut échangé à l’âge de 19 ans pour l’Armada de Blainville Boisbriand et termina son hockey junior avec les Montagnards de Sainte Agathe dans la ligue junior AAA où il connut une saison extraordinaire ! C’est à la fin de son Junior qu’il a été recruté par les Dogs de Cholet (D1, NDLR) et c’est avec une grande motivation qu’il a pris le chemin de la France. Un certain engouement qui le guide toujours à évoluer en France année après année. Je me souviens qu’en étant jeune, d’environ 9 à 13 ans, dès son retour de l’école, Frédéric déposait son sac à dos à la maison et partait à la patinoire extérieure jouer au hockey. Il en oubliait même de rentrer pour le dîner ! (rires) Nous lui avons donc fourni un téléphone cellulaire pour l’appeler afin qu’il ne passe pas tout droit le dîner. Il n’entendait même pas le téléphone résonner tellement il était captivé. Nous devions donc nous habiller car c’était l’hiver et aller le chercher. Chose qui n’a pas changé… quand Frédéric est au pays et dès qu’il le peut, il retourne à la patinoire. » Chantal nous donne désormais son point de vue sur l’organisation du hockey québécois : « Ici au Québec, le hockey est un sport très populaire. On le pratique dans la rue sans structure entre copains/copines de tous âges, à la patinoire extérieure entretenue par la ville où c’est le rendez-vous des copains. On peut aussi le pratiquer de façon plus structurée avec des organisations comme « Hockey Québec ». Frédéric a vu évoluer son frère dans ce système et il a suivi ses traces avec attention. Je me souviens qu’il s’isolait dans les coins de la patinoire pour surveiller de près et analyser les stratégies de jeux. Les horaires d’entraînements à travers l’école et notre travail n’ont jamais été un problème. Les activités des trois enfants étaient une priorité pour nous, nous y trouvions un certain plaisir à les voir progresser et notre vie sociale se passait à l’aréna. Notre fille faisait du patinage artistique et les deux garçons du hockey. Des déplacements à l’extérieur de la ville étaient très fréquents et à plusieurs kilomètres de notre résidence, nous concilions mon mari et moi les tâches ménagères à travers le travail à temps plein. Cela n’a jamais été un problème, tout au contraire : nous étions dans une spirale agréable qu’on ne regrette pas aujourd’hui. Bien évidemment, c’était devenu notre sport à nous, parents. » Elle nous donne à présent son avis sur la place qu’occupe la femme dans le monde du hockey : « Il faut savoir qu’au Canada, la femme possède sa place dans le monde du hockey puisque des organisations sont très bien structurées pour les accueillir et les développer. Je ne crois pas possible par contre de jumeler les deux, en faire un sport mixte, question de physique et de mental. Tout aussi intéressant les uns que les autres par contre. Je crois aussi que la femme étant mère de joueur doit s’adapter à l’aspect physique et à la hargne nécessaire pour que son fils devienne un joueur compétitif, capable d’évoluer dans les ligues d’élite. On doit être capable d’un recul et comprendre que c’est nécessaire. Je dirais également que c’est un don de soi où il ne faut pas compter son temps qu’on donne pour accompagner notre jeune, faire l’effort de lui donner un horaire de vie sain et l’initier et l’accompagner dans sa nutrition. Nous nous devons d’adapter notre routine pour aider notre jeune à travailler, travailler, travailler pour toujours s’améliorer et faire du mieux qu’il peut. Respecter sa passion car si le jeune n’a pas d’intérêt ou que cela devienne trop stressant, c’est que ce n’est pas fait pour lui. De l’autre côté, s’il est tellement passionné qu’il en oublie certains aspects, il ne faut pas en faire un drame… ». La soeur de Frédéric Bergeron a également souhaité s’exprimer : Alexandra Bergeron : «Au Canada, les filles et les garçons commencent leur hockey mineur ensemble. »
Frédéric Bergeron, a joué pour les Dogs de Cholet (division 1, NDLR) et pour l’Etoile Noire de Strasbourg (Synerglace Ligue Magnus, NDLR) durant la saison 2017-2018, et jouera pour les Aigles de Nice, classés dans l’Elite du hockey français pour la saison qui arrive. Le hockey est un sport national au Canada, donc souvent, au sein des familles se trouvent des joueurs : « Comme mon grand frère jouait déjà au hockey, pour moi, il était normal que Frédéric décide de pratiquer ce sport. Je ne me souviens pas de ma réaction puisque dans ma tête, Frédéric joue au hockey depuis toujours, il est né avec les pieds dans les patins ! Au Canada, plus particulièrement au Québec, l’horaire du hockey mineur est très tôt les fins de semaine. » Alexandra ajoute : « Comme mon grand frère et Frédéric jouaient au hockey et que je faisais du patinage artistique, nous passions nos fins de semaine dans les arénas. Étant plus jeunes, nous habitions sur la Côte-Nord dans une petite ville s’appelant Port-Cartier. Nous devions donc nous déplacer tous les week-end et se rendre à Québec, ou au Saguenay-Lac-St-Jean ou encore à Baie-Comeau, mais également à Sept-Îles. Bref, nous nous déplacions très souvent ! » Alexandra nous raconte la carrière de son frère : «  Frédéric a commencé son hockey mineur en se qualifiant pour les équipes de calibre moins élevé. Il a toujours dû travailler très fort pour montrer à tout le monde qu’il était un joueur performant ! Malgré tout, il a toujours su prouver qu’il était talentueux et surtout travaillant. Je me rappelle, lors d’un tournoi à L’Ancienne Lorette près de Québec, en 2008 ou en 2009, un spectateur inconnu m’avait lancé : « Le p’tit numéro 9 (Frédéric Bergeron, NDLR) c’est un futur Maurice Richard !» Après le hockey mineur, il fût repêché par les Remparts de Québec. Puis, il a joué pour cette équipe, sous les ordres de Patrick Roy. C’est à partir de ce moment je crois, que mon petit frère est devenu une petite célébrité. On parlait de lui dans les journaux locaux. Par exemple, les journalistes sportifs disaient de lui qu’il avait un cœur aussi gros que le Colisée Pepsi ; l’amphithéâtre de quinze milles sièges dans lequel jouaient les Remparts. Je me souviens qu’on enregistrait ses passages à la télévision, parfois très farfelus ! Lorsque j’allais chez des amis (es), les papas me demandaient souvent des nouvelles des prouesses de mon frère. Mais ce qui m’a le plus marquée est la relation que Frédéric a eue, dès le départ, avec les partisans des équipes pour lesquelles il a joué. Pour ceux qui connaissent mon frère, on ne se le cachera pas, c’est un clown sur deux pattes ! (rires). Cependant, dans la vie de tous les jours, Frédéric n’est pas quelqu’un qui cherche à signer des autographes. Malgré qu’il sache prendre beaucoup de place, il aime être discret dans son quotidien. D’ailleurs, lorsqu’il se promène sur Grandes Allées (rue très touristique et urbaines à Québec) le soir, il n’est pas rare qu’on l’arrête dans la rue et il prend toujours le temps de parler avec chacune des personnes qui demande de ses nouvelles. » La jeune adjointe administrative pour le gouvernement du Canada poursuit : « Pour en revenir au hockey, après deux saisons dans la Ligue Junior Majeur du Québec, mon petit frère est allé terminer sa dernière année junior (vingt ans et moins) avec les Montagnards de Sainte-Agathe-des-Monts (Junior AAA). Encore une fois, Frédéric a pu se démarquer par son sens du travail. En effet, c’est un travailleur qui n’aime pas perdre. Un simple jeu de société peut lui faire sortir de ses gonds s’il perd, et je parle en connaissance de cause ! Enfin, il a débuté sa carrière professionnelle auprès des Dogs de Cholet en 2015. Il a fait deux saisons et demi avec cette équipe. En tant que membres de sa famille, nous avons développé des liens précieux avec les fans des Dogs, mais également avec les membres de l’organisation. Il a été très chanceux de tomber dans une équipe lui apportant autant de soutien. Grâce au métier de mon petit frère, j’ai eu la chance de visiter à deux reprises cette charmante ville Choletaise (février 2016 et novembre 2016). Pour la prochaine saison, Frédéric nous amène sur la Côte d’Azur. C’est un gros contraste pour nous qui sommes Québécois. On s’amuse à dire qu’il ira toute l’année jouer en gougounes (tongues, NDLR) au hockey. Effectivement, chez nous, la neige est présente une bonne partie de l’année : de novembre à avril ! » La jeune femme de 25 ans nous donne son avis par rapport à la place qu’occupe la femme dans le monde du hockey sur glace, en ce qui concerne les joueuses Canadiennes : « Au Canada, il n’est pas rare, en 2018, de voir les filles/femmes jouer au hockey. Bien au contraire : les filles et les garçons commencent leur hockey mineur ensemble, même que notre équipe de hockey féminin « Team Canada » a remporté les médailles d’or aux quatre Jeux Olympiques, de 2002 à 2014 et les médailles d’argent aux JO de 1998 et 2018. »

Julie Farnaud : « Le hockey féminin se développe de mieux en mieux. »
Julie est la sœur jumelle de Marine Farnaud, qui évolue aux Rapaces de Gap en U15 et qui rentre en U17 première année. Julie nous raconte le sentiment qu’elle a eu lorsqu’elle a appris que sa sœur allait faire du hockey : « Quand ma sœur a évoqué le fait de commencer le hockey sur glace, je n’y connaissais pas grand-chose à ce sport, mis à part la «  violence » sur les mises en échec dans les grandes catégories, mais j’ai vu que cela lui plaisait donc j’étais contente pour elle du moment où elle s’épanouissait, où elle était contente d’aller aux entraînements. Cela fait maintenant neuf ans qu’elle pratique le hockey et je l’avoue au début je pensais que sa pratique allait être histoire d’un an ou deux sans plus mais je m’étais trompée : elle a bien accroché cette discipline, finalement. » « Marine a débuté le hockey à l’âge de 8 ans après avoir vu l’équipe des Rapaces De Gap gagner la finale de D1 de la saison 2008-2009 ce qui leurs a donné accès à la Synerglace Ligue Magnus. », nous raconte Julie. « L’année d’après, elle commence le hockey : sa première saison, lui promet un long parcours : elle enchaîne les saisons dans une équipe mixte où elle a su trouver sa place et s’intégrer au milieu de tous ces garçons qui maintenant sont devenus une bande de copains inséparables. Quelques années plus tard, elle intègre le collectif France U15 féminin et sur la saison 2017-2018, elle participe aux stages Équipe de France U18 et est remplaçante pour les championnats du monde en Pologne faisant partie des plus jeunes de l’équipe. Je suis très fière de ce que ma sœur a fait pour en arriver là, elle le mérite. » La jeune lycéenne termine sur ces belles paroles, pour ensuite nous parler de son avis sur les entraînements dans le hockey mineur ainsi que de son point de vue sur la place qu’a la femme dans le monde du hockey : « Je pense que les entraînement sont nombreux et les horaires parfois tardifs, et il y a beaucoup de déplacements dans la saison, cependant je fais tout mon maximum pour aller voir tous ses matchs à domicile et les matchs importants comme les phases finales. Pour moi, il est très difficile pour les femmes de s’intégrer dans une équipe mixte; même si de plus en plus de filles pratiquent le hockey. Cependant les filles qui arrivent à « s’intégrer » dans les équipes mixtes progressent relativement plus vite et cela ne peut qu’être bénéfique pour leur carrière féminine. Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir même s’il semble à tous que le hockey féminin se développe de mieux en mieux. »

Tiphaine Hautereau : « La place de la femme dans le monde du hockey est très difficile à avoir dans une équipe mixte. »
Elle est la sœur de Gillian Hautereau, qui pratique le hockey en U20 à Cergy pour la saison 2018-2019 et la sœur à Morgane Hautereau, qui elle joue en équipe féminine élite dans la même ville pour la saison à venir. « Mon frère a voulu commencer le hockey l’année suivante où notre autre frère a commencé, il était donc le deuxième de la famille à faire du hockey. Pour ma sœur, nous avons commencé ensemble l’année suivante avec notre troisième frère. Nous étions tous hockeyeur. Quelques années après, notre père a lui aussi commencé avec l’équipe Parents/Débutants et notre mère était la secrétaire du club. », nous raconte Tiphaine. La jeune femme raconte les débuts dans le hockey de son frère et de sa sœur : « Gillian a commencé le hockey vers l’âge de 8-9 ans à Cergy, il est ensuite parti en sport étude à Amiens à l’âge de 12 ans et y est resté un an, pour ensuite revenir en région Parisienne. Aujourd’hui, il est champion U17 excellence et passe en U20 la saison prochaine. En ce qui concerne ma sœur, elle a commencé le hockey à 7 ans, et a joué jusqu’à l’âge de 12 ans, puis a arrêté car comme c’est une fille, les entraîneurs ne voulaient pas d’elle… Elle a aujourd’hui 15 ans et donc l’âge de jouer en équipe féminine. Elle a du coup repris le hockey cette saison. » L’étudiante de 23 ans nous donne son point de vue sur l’organisation du hockey mineur : « En ce qui concerne le hockey mineur, je trouve que l’organisation est plutôt bonne jusqu’en U13, même si les horaires d’entraînements sont relativement tard pour des jeunes de cet âge. A partir de U13-U15, cela devient plus compliqué : les entraînements sont programmés à des heures tardives et beaucoup de parents ont du mal à emmener leurs enfants à l’entraînement… C’est donc là que commencent les abandons. » Selon Tiphaine, la place de la femme dans le monde du hockey est très difficile à avoir dans une équipe mixte, et pour les équipes féminines; : « Nous avons peu d’informations, c’est très peu médiatisé, mais les femmes ont une place importante en tant que bénévoles, secrétaires du club »

Laëtitia Lefebvre : « La place de la maman dans ce sport est plutôt très respectée. »
Elle est la maman de Jérémy Aymard, qui évolue au sein des Ducs d’Angers : « Mon fils a voulu essayer le hockey à l’âge de 6 ans. J’étais contente qu’il fasse un sport collectif, car il est fils unique. A l’âge de 12 ans, il a commencé à être appelé en COS, Ligue PACA/AURA, mais également en équipe de France depuis ses 15 ans. Jusqu’en 2015/2016, le jeune homme a évolué à Briançon, puis est allé à Gap de 2016 à 2018, ou il a fait U17, U20 et Synerglace Ligue Magnus », nous raconte la jeune maman de 37 ans. Cette chargée d’affaires nous donne son avis sur l’organisation du hockey mineur : «  Les horaires des entraînements ne sont pas forcément adaptés au rythme des enfants… tard le soir, tôt le matin et ce jusqu’en U20 ! Les déplacements sont plutôt bien organisés. Les prix de ces voyages sont quelques fois chers. Bénéficier d’un vestiaire au sein de la patinoire est, il faut le dire, très agréable. » Pour conclure, elle nous parle de la place qu’occupent les mères de jeunes hockeyeurs : « La place de la maman dans ce sport est plutôt très respectée. »


Avec l’accord de la famille, voici le témoignage de Muriel Sauvayre, décédée récemment à la suite d’une maladie. Nous remercions sa famille pour l’accord de la publication et adressons nos plus sincères condoléances à ses proches.

Muriel Sauvayre : « A Marseille, le hockey sur glace n’est pas très connu, donc les femmes, en tant que joueuses, sont très peu représentées. »
Muriel est la mère de trois joueurs : Yann Arrighi, qui est en U17 élite à Gap, Cyril Arrighi qui lui est en U15 à Marseille et qui évolue en tant que gardien de but, et le petit dernier, Rémy Arrighi, qui joue au sein de l’équipe U13, à Marseille également : « Mes deux plus grands garçons ont débuté le hockey complètement par hasard. En effet, ils sont allés un jour à la patinoire avec une amie et ses enfants. On leur a distribué un tract pour essayer le hockey, ils y sont retournés le mercredi suivant et ont été emballés ! Par la suite, mon grand sortant un peu du lot, a été pris à Gap. Pour le plus jeune, c’était une évidence : il jouera au hockey, il a commencé un an après ses frères », déclare la maman. Lorsque Muriel a appris que ses garçons voulaient pratiquer le hockey sur glace, la jeune maman était heureuse : « J’étais super contente, je trouvais que c’était une bonne idée. Cela dit, un peu moins contente quand j’ai vu le prix des équipements… ». Muriel nous parle des entraînements Marseillais et Gapençais : « A Marseille, les horaires d’entraînements ne sont pas géniaux : le lundi à 17 heures 45 pour mon plus jeune, quand on sait qu’il sort de l’école à 16 heures 45 et qu’il faut minimum trente minutes voire quarante cinq pour se rendre à la patinoire. Et puis… les parents travaillent ! Et le mercredi à quinze heures donc en plein milieu de l’après-midi, ce n’est pas terrible non plus lorsqu’on a un emploi. Mon fils Cyril prend le bus et le métro tout seul donc il est autonome. Pour les déplacements, on a eu beaucoup de difficultés au début, jusqu’à l’année dernière : chacun devait se débrouiller pour aller au match, donc on en a fait des kilomètres… ». Muriel continue : « Pour mon fils aîné, comme il est en pôle espoir, c’est le club qui gère les déplacements et les horaires des entraînements sont organisés avec le lycée ». Muriel nous donne son point de vue sur la place de la femme dans le monde du hockey : « Je pense qu’elles ne sont pas assez nombreuses dans la compétition. A Marseille, le hockey sur glace n’est pas très connu, donc les femmes, en tant que joueuses, sont très peu représentées. Par contre, elles font pas mal de bénévolat et aident beaucoup à la vie du club. »


Pour lire ou relire les précédentes parties de l’article, cliquez sur les liens ci-dessous :
http://francehockey.fr/2018/07/04/la-place-de-la-femme-dans-le-monde-du-hockey-sur-glace-les-compagnes-des-joueurs/
http://francehockey.fr/2018/07/12/hockey-la-place-de-la-femme-dans-le-monde-du-hockey-sur-glace-les-joueuses/





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