Hockey – La relève est assurée !

Rencontre avec les parents de futurs grands hockeyeurs.

Sophie B. est la maman d’Arthur et Maxence, qui jouent tous les deux à Dunkerque, respectivement en U9 et U7. Ses deux garçons ont commencé en école de glace l’année dernière, et ont très vite progressé. Pour les deux jeunes Corsaires qui ont découvert le hockey en voyant un match de l’équipe première, les déplacements se font toujours en famille, nous précise Sophie : « s’il s’agit d’un plateau, nous partons en famille à la journée, et s’il s’agit d’un tournoi nous louons un hôtel et partons pour le week-end entier, et ce toujours en famille ! »

Rémi B. est le père d’Erin, aujourd’hui licenciée en U11 et Alec, qui lui est en U7. « Ma fille a découvert le hockey car nous nous rendant régulièrement voir les matchs des Gothiques d’Amiens. J’ai moi-même pratiqué durant ma jeunesse le roller hockey. Suite à une porte ouverte organisée par le club, elle a découvert la pratique et a tout de suite accroché. Quant à Alec, c’est en voyant Erin pratiquer le hockey qu’il a voulu essayer à son tour, et depuis, il a intégré le club. Ma fille a fait ses débuts avec l’école de glace. La même année, elle a atterri dans l’équipe U9. Elle joue maintenant en U11. Elle a donc deux entraînements par semaine en commun avec les U13. Vu qu’Alec joue en U7, elle est autorisée à participer aux entraînements de cette catégorie, qui ont lieu 2 fois par semaine. » Les enfants jouent au club de Flixecourt (près d’Amiens). Le papa nous précise que « les mineurs évoluent sur une patinoire synthétique, ce qui pourrait au départ être considéré comme un désavantage et en réalité, c’est une réelle aide pour les enfants : il est plus dur de patiner sur une glace synthétique au niveau de la poussée et du cardio. Du coup, lors de match sur une vraie glace, les enfants ont beaucoup plus de rapidité et d’endurance. » Le Hockey Club de Flixecourt est un club loisir, c’est-à-dire que les équipes ne participent pas aux championnats : il y a donc plusieurs matchs amicaux au cours de l’année, et plusieurs tournois dans les clubs voisins, comme Amiens, Compiègne, Laon, ou encore Valenciennes. Pour les déplacements, les parents s’organisent en co-voiturage, « avec partage des frais », conclu Rémi.

Joshua est le fils de Cécile S., et a bientôt 10 ans. Il évolue en U11 première année, à Avignon. Le jeune hockeyeur a découvert le hockey grâce à des membres de sa famille, qui sont eux aussi hockeyeurs. « Joshua a commencé en école de glace, puis a fait la catégorie U7 et U9, à Cergy. Depuis septembre, il pratique le hockey à Avignon. Pour ce qui est des déplacements, il se font essentiellement en mini bus, avec le coach et un dirigeant. Puis les frais sont répartis en fonction du nombre d’enfants, et je trouve que cela est un vrai avantage car cela permet à la fois aux parents d’avoir plus de disponibilité, et cela permet à la fois une belle cohésion d’équipe dès le départ. »

Christine L. est la maman de Nicolas, 11 ans et demi, qui joue à Strasbourg en U13. « Sa grande sœur faisait du patinage artistique en ludique et les 2 enfants du collègue de mon mari sont hockeyeurs. Un jour, nous sommes allés les voir pendant un match et mon fils a de suite adoré ce sport, et depuis il pratique lui aussi le hockey sur glace, et d’ailleurs, il ne vit que pour lui », souligne la maman, en ajoutant que « les déplacements sont un coût non négligeable et toujours à notre charge. »

Hélène T. est la mère d’Alex, qui est licencié au sein du club des Rapaces de Gap, en U13. Il a découvert le hockey par hasard «  Il avait reçu un flyer qui proposait de faire 3 essais, et ce gratuitement à la patinoire d’Avignon… et à l’époque, je ne savais même pas qu’il y avait une patinoire là-bas ! (rires). De base, il voulait faire du football mais il fallait attendre qu’il ai 5 ans pour pouvoir faire ses débuts. Il s’est donc penché sur le hockey, et aujourd’hui, il ne regrette pas ce choix. » Les déplacements se font en minibus ou en covoiturage. « En général, j’y suis car je n’en ai qu’un à suivre et que j’ai été dirigeante pendant quelques années. »

Grégory P. est le parent de Maxime, qui joue en U15 et U17, au club de Limoges, là où il joue depuis maintenant 8 ans. « Maxime a découvert le hockey grâce à des séances de patinage organisées par son école maternelle. », nous précise son père. « Après avoir acquis les bases de patinage en école de glace, il s’est rapidement orienté vers le poste de gardien lors de sa première saison en U9, poste qu’il occupe toujours. Il a énormément travaillé lors de tous les entraînements en équipe et lors des séances spécifiques. Il effectue également des stages dédiés aux gardiens pour continuer à progresser et à se former. » Les déplacements sont une réelle problématique, selon Grégory «Ils se font grâce à l’investissement des parents. Nous avons la possibilité d’emprunter des minibus ou alors de co-voiturer. L’aventure est souvent complexe, tout d’abord parce que nous sommes dans une zone où les déplacements sont souvent longs : Limoges-Anglet, c’est cinq heures de route par exemple. C’est aussi car se déplacer en équipe n’est pas forcément évident vu que non seulement les minibus sont vite complets et les parents licenciés sont peu nombreux. Certains parents sont aussi retenus par leur métier pendant les week-ends. La location de minibus a également un coût ce qui décide les familles à préférer le co-voiturage. Et parfois, certains joueurs qui n’ont pas de parents disponibles ou de places dans le minibus se retrouvent à manquer un match, ce qui est dommage… »

Michaël C. est le père de Lucas, qui joue à Genève Servette. Il est au sein des Novices Elite en U16 et des Juniors Elite. Né à Chamonix dans une famille dont le hockey est le sport principal, Lucas n’a pas eu à hésiter bien longtemps du sport qu’il souhaitait pratiquer. Dans la famille, nous pouvons retrouver des joueurs tels que Richard Aimonetto (Mont-Blanc), Florian Colombin, Clément Colombin (Mont Blanc) ou encore Thibaut Colombin (Dunkerque). Pour Lucas, les déplacements se font toujours en bus, avec le club.

Delphine P. est la mère de Léa, qui joue actuellement en U13, à Roanne. La jeune fille a découvert le hockey il y a 6 ans à l’occasion du vitalsport de Roanne. Elle est maintenant en attaque et en défense, alors qu’elle évoluait auparavant en tant que gardienne.

Romain est le fils de Sabine G., et joue en U9 à Strasbourg. Le jeune hockeyeur a découvert le hockey grâce à sa maman, qui le pratiquait elle aussi. « Il a débuté au seuil de ses 3 ans mais fut obligé de s’arrêter par mes soucis de dos, et de ce fait je ne pouvais plus le conduire à la patinoire. Il a repris la glace à ses 6 ans. Au bout de la première saison, il a voulu être gardien et occupe ce post pour la seconde année. Pour ce qui est des entraînements, ils sont du lundi au jeudi. Les déplacements se font principalement sur Mulhouse, Colmar, ou encore en Allemagne, et ce, soit en famille, soit en co-voiturage. »

Delphine M. est la maman de Maéva, 14 ans. Elle évolue en U15, à Amnéville. La jeune fille a découvert le hockey lors d’une manifestation par le club en décembre. « Une camarade de sa classe de CP, qui était licenciée, l’avait invitée à venir la voir jouer. Nous avions beau habiter sur Amnéville, nous ne savions pas qu’un club existait. A l’époque elle aimait faire du roller, et avait chaussé pour la première fois les patins sur une patinoire de Noël extérieure. L’entraîneur lui a proposé de se joindre à eux mais qu’il était impossible d’en sortir. La semaine suivante, Maéva débutait le hockey à l’âge de 6 ans et demi. Au-delà du sport, elle adorait surtout son équipement. D’ailleurs ce n’était pas les tournois qui l’intéressait au début mais plutôt les jeux sur la glace, et la tenue. Après 1 an d’école de glace, elle a pu rejoindre sa catégorie et débuter les plateaux. Elle a très vite appris et fait partie maintenant de l’équipe de France. Sa devise : « never say never », et elle s’en donne les moyens. Aujourd’hui, elle est en première année U15 et aimerait participer aux sélections féminine de la même catégorie. Pour l’entourage qui ne connaît pas ce sport, c’est un sacrifice alors que non, pour nous c’est l’occasion de passer des moments privilégiés avec notre fille, voir l’équipe grandir, évoluer. Le hockey est une belle et grande famille »

Axel est le fils de Julien M. L’apprenti hockeyeur a  9 ans, et est licencié à Annecy.  Le jeune homme a découvert le hockey en moyenne section de maternelle « sa maîtresse nous a incité à l’époque à mettre notre fils dans un sport collectif pour le sociabiliser, car il était introverti. Aucun autre sport collectif ne prend les enfants avant l’âge de 6 ans, du moins sur Annecy. Un copain de classe faisait du hockey, son père nous a dit qu’il y avait plus d’entraîneurs que d’enfants en école de glace… ce qui était vrai à l’époque. Nous lui avons fait essayer les 3 premiers cours gratuit. A l’issue de ces cours, le coach lui a mis une crosse dans les mains et un palet devant lui, il a de suite adhéré. Le fait que l’entraîneur fasse partie de l’équipe première a beaucoup aidé. Nous sommes allés voir un match, il a vu son entraîneur sur la glace et cela a renforcé son envie. » Pour ce qui est des déplacements, Julien précise qu’ils se font en co-voiturage.

« Neyl a 9 ans, il joue à Annecy et est né à Montréal », nous raconte Elsa H., sa maman. « Il a très vite connu le hockey sur glace. L’année de ses 4 ans, les Canadiens de Montréal étaient en plays offs : la folie du hockey avait frappé toute la ville. Il m’a demandé si il pouvait faire du hockey. À cette époque, je n’ai pas voulu, jugeant le sport trop physique pour lui. Lors de notre déménagement pour Annecy, je lui ai promis que je l’inscrirais s’il y avait un club dans la ville. Une façon pour moi de lui remonter le moral et garder un lien avec le Canada. Je l’ai inscrit en octobre 2014 et depuis il ne quitte plus ses patins. Le hockey est vraiment sa passion. Et… je me rappellerais encore longtemps de son sourire sur la glace ! On a la chance d’avoir des coachs passionnés et les enfants les adorent. Petit bonus, les coachs de notre fils jouent aussi en équipe senior. De quoi mettre des étoiles dans les yeux de mon petit passionné. Il suit son petit bout de chemin, guidé par sa passion. Cela fait 4 ans qu’il ne demande qu’une chose à son anniversaire et à Noël : faire des stages de hockey. Il a pu ainsi participer à des stages en été et lors des autres vacances scolaires. En 2016, nous avons pu l’inscrire au stage des Canadiens de Montréal à Brossard au Canada. Il a ainsi pu s’entraîner avec des petits canadiens mais surtout rencontrer des joueurs du CH. Il s’entraîne aussi dans un centre en Suisse de temps en temps dans lequel il patine sur des tapis roulant synthétiques. Il fait aussi un peu de sport dans un centre de perfectionnement athlétique. Tout cela se fait à sa demande et seulement si il n’a pas de tournois ou match du week-end. Son objectif depuis qu’il est U7: faire un sport étude. N’étant pas du sportif, cette décision nous a surpris ! Pour le moment, il n’a pas changé d’avis ! Il y a une très grande cohésion entre parents ce qui a aidé grandement dans la cohésion des enfants. Le hockey le rend heureux et lui permet d’avoir un équilibre. Il s’est fait des amis que j’espère pour la vie. » Elsa poursuit « Nous avons la chance d’habiter à des distances raisonnable des équipes que nous affrontons, notre fils est encore jeune donc nous l’accompagnons à ses tournois et matchs. La bonne ambiance règne entre parents, donc les parents profitent aussi. Nous utilisons le logiciel sporteasy pour les convocations depuis 2 saisons, cela a révolutionné l’organisation des parents, comme par exemple un forum pour le covoiturage, pour le lavage des maillots, l’organisation des tables de marque, le matériel perdu, les repas…. »





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